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Entre Terre et Ciel /Evènement /1er au 4 juin


« entre terre et ciel »

Inde du Sud – musique carnatique

Maroc – tradition soufi

Europe – chants de la chrétienté médiévale

 


 

 

Présentation du projet en trio

Depuis le milieu du XIXè siècle, de nombreux musiciens et musicologues ont cherché dans les traditions musicales extra-européennes, des clés pour la compréhension du chant grégorien. Au-delà de ce que nous apporte la connaissance de ces traditions pour la restitution des répertoires les plus anciens, notre oreille s'est familiarisée, puis passionnée pour ces nouveaux mondes sonores, riches et contrastés, qui portent en eux une "gamme" d'émotions et de sensations qui nous étaient inconnues.

Ce programme est conçu pour faire entrer en résonance trois traditions, fortement différenciées dans leur contenu, dans leur destination, par leurs techniques et leurs sonorités. Par delà ces différences, c'est le grand souffle du chant profond de l'humanité qui s'élève à travers la voix des trois chanteurs.

Second volet du projet

Afin de poursuivre cette merveilleuse aventure musicale et humaine qui réunit nos trois cultures, nous avons ressenti l'envie d'y associer les instrumentistes qui nous accompagnent régulièrement dans nos traditions respectives.

Cela va nous permettre d’aborder d’autres aspects de nos répertoires qui ne se suffisent pas du chant à voix nue et qui vont faire surgir de nouvelles correspondances ;ajout d’instruments mélodiques : le violon pour le chant carnatique, le oud pour la musique arabe et la vièle à archet pour les traditions médiévales, ajout aussi des percussions : mridangam, zarb et daf, qui seront un apport considérable pour la confrontation des trois traditions sur le plan rythmique.

La résidence de création

Programmée en Juin 2011, elle réunit donc chanteurs et instrumentistes : en effet, Dominique Vellard a fait appel à Keyvan Chemirani (percussions : zarb, et daf) et à Baptiste Romain (vièle) ; Noureddine Tahiri sera accompagné de Driss Berrada (oud) originaire de Fès et Aruna Saïram de H N Bhaskar au violon et de Satish Kumar au mridangam (percussion).

 

Cette résidence aboutissant au concert de création (le 4 Juin 2011) se fait à Chambéry, accompagnée de petits concerts de sensibilisation et de rencontre avec les scolaires et les élèves du conservatoire.

Un deuxième concert est programmé à l'Opéra de Dijon, le 7 Juin 2011.

 Cette période se conclura par l’enregistrement de deux disques, l’un en trio, l’autre où seront mêlés voix et instruments, qui s’intègreront dans la conception d’un livre-disque édité par la maison de disques espagnole Glossa avec laquelle l’Ensemble Gilles Binchois (producteur de ce projet) signe dorénavant tous ses enregistrements.

 

Prolongement logique d'une telle rencontre, une tournée de concerts se met en place pour l'automne 2012

 

  

Après une résidence de création en Juin 2011, accompagnée de deux concerts et de l'enregistrement d'un CD à paraître chez Glossa, nous vous proposons de prendre connaissance en détails de ce projet "Entre terre et ciel", porteur d'un fort message de dialogue, de respect et d'amitié entre trois grandes traditions, tant sur le plan musical que spirituel.

 

 

Ce projet est le prolongement naturel de la rencontre, il y a une quinzaine d'années entre Dominique Vellard, chef de file de la musique médiévale en France depuis trente ans et pédagogue recherché par les jeunes générations d'interprètes, et Aruna Saïram, la plus acclamée des chanteuses carnatiques de l'Inde du Sud, à la voix exceptionnelle et envoûtante.

Cette amitié et connivence musicale a généré une trentaine de concerts en Europe, Inde, Maroc, et Malaisie ainsi qu'un enregistrement pour EMI intitulé "Sources", paru en 1999.

Leur rencontre en 2002 avec le chanteur marocain Noureddine Tahiri, dont la voix puissante a d'emblée trouvé sa place entre le timbre grave d'Aruna et la rondeur de celui de Dominique, a été le ferment d'un nouveau programme construit sur des récitations du Coran, des récitations védiques, des cantillations grégoriennes, des laudes de l’Italie médiévale, des chansons séfarades, des répertoires dévotionnels de l’Inde du Sud, des chants soufis ; chaque tradition, chaque religion, s'enrichissant de l'écoute de l'autre, la force vivifiante et l'émotion mystique ressenties ont bouleversé l'auditoire lors des concerts.

(programme créé en l'abbaye du Thoronet -Juillet 2002-puis donné au Festival d'Ile de France -2003- en l'Abbaye de Fontevraud -2004- et à Gand (B) et Nantes -2006-)

 

visitez le site :

www.gillesbinchois.com

 

 

 


BIOGRAPHIES

Aruna SAÏRAM

Originaire de Bombay, dans le nord de l’Inde, mais cependant de culture tamoule (du sud-est), Aruna SAÏRAM  vient d’une famille entièrement dévouée à la musique. 

Sa mère fut son premier maître de musique, puis elle devint la disciple de Sangita Kalanidhi T.Brinda, qui  est la grande référence pour la musique carnatique. Après de nombreuses  années de contact avec le public et d’autres grands musiciens de son entourage,  Aruna Saïram a affirmé son propre style.  

Le chant qu'elle pratique est avant tout religieux ; pendant des siècles, il a été pratiqué dans les temples et dans les cours des nobles, mais toujours comme une offrande à la divinité. Pour atteindre son but il se pare des atours d’un art accompli, tout en gardant un esprit d’humilité et de service divin.

Aruna Saïram est l’une des artistes les plus considérées sur la scène musicale indienne, parcourant le pays au gré des festival et invitée très régulièrement aux Etats-Unis et en Europe.

Noureddine TAHIRI 

Formé dès l'enfance aux règles de la  lecture du Coran,  Noureddine TAHIRI a poursuivi son apprentissage musical auprès du grand maître Hadj Abdelkrim Raïs, tenant de la tradition andalouse marocaine. A 20 ans il obtient le Premier Prix National  marocain de chant.Il  participe depuis 1994  à la sauvegarde et à la diffusion  des répertoires arabo-andalous, du chant soufi, sans rythme (Taraktou Bab Raja) et rythmique (Fiyachiya).

Il est  également maître dans l'art  très spécifique de la récitation du Coran.

Il participe régulièrement, sous la direction de Mohammed Briouel, aux travaux et concerts de l'Orchestre Arabo-Andalou de Fès.

Dominique Vellard

C'est à la Maîtrise de Notre-Dame de Versailles où il chantait enfant, que Dominique Vellard s'est pris de passion pour la polyphonie de la Renaissance, les maîtres français du XVII° et le chant grégorien. Ayant obtenu ses prix au conservatoire de Versailles, il s'est tout de suite attaché à approfondir les répertoires qui ont marqué son enfance.  Il dirige l'ensemble Gilles Binchois depuis sa création en 1979 et aime à établir des ponts avec des musiciens de diverses traditions orales (Aruna Saïram, Yann-Fañch Kemener, Noureddine Tahiri, Ken Zuckerman, Keyvan Chemirani), mais aussi avec l'écriture contemporaine.  Depuis quelques années, il consacre une partie de son temps à la composition : "Les 7 dernières paroles du Christ en croix" création Avril 2004, Messe "Laudes Deo" et "Stabat mater" créations 2005, "Miserere", "O vos omnes", "Calligaverunt" -créations 2006.  Il enseigne depuis 1982  la Schola Cantorum de Bâle.  Il assure la direction artistique des Rencontres Internationales de Musique Médiévale du Thoronet depuis leur création en 1991 et celle des Journées de Musique Ancienne à Dijon.

H N Bhaskar, violon

Il est un disciple des maîtres Padmashri Sangeetha Kalanidhi et Sri M S Gopalakrishnan. Il donna son premier concert public à l'âge de 8 ans. il se produit en récital aussi bien qu’avec les musiciens les plus réputés comme Pandit Ravishankar, Anoushka Shankar, John McLaughlin, Vikku Vinayakaram...Bhaskar possède une oreille aiguisée pour la musique occidentale et un étonnant talent pour mêler le style classique Carnatique avec différents styles de musique. Il a composé des musiques pour ce type de « fusion » qu’il interprète notamment au sein de l’ensemble Antaragni dont il est l’instigateur. Il a reçu de nombreuses récompenses, comme celle de Meilleur violoniste décernée par l’Académie de Musique de Chennai. Son style mélodique, sa virtuosité et l’émotion qu’il dégage dans ses concerts en font l’un des violonistes de l’Inde du sud les plus prisés.

Patri Satish Kumar, mridangam

Il est également l’un des instrumentistes les plus renommés de la musique Carnatique. Ses gurus furent parmi les plus grands instrumentistes d’Andhra-Pradesh : Sri Ramachandramurthy, V.A.Swami et V.Narasimhan. Satish a été attiré par la percussion dès son enfance, sous l’influence de sa mère Padmavathy, violoniste renommée. Il commença à jouer en concert à 7 ans. Cet artiste très inventif se produit actuellement aussi bien dans des concerts classiques que dans des projets fusion et jazz. Il a joué dans de nombreux festivals autant en Inde qu’en Europe ou aux Etats-Unis, en Australie, au Japon … soit comme accompagnateur des instruments mélodiques de la tradition carnatique, soit dans des performances axées sur les percussions.

Baptiste Romain, vièle à archet

Après des études musicales générales centrées sur le violon et l’écriture au CNR de Rueil-Malmaison, Baptiste choisit d’aborder de manière spécialisée les répertoires musicaux du Moyen Age et de la Renaissance en pratiquant la vièle à archet, le chant et la cornemuse. Après s’être formé au Centre de Musique Médiévale de Paris, notamment auprès de Marco Horvat, il étudie à la Schola Cantorum de Bâle, auprès de Randall Cook, Kenneth Zuckerman, Crawford Young, tout en pratiquant régulièrement la musique d’ensemble auprès de Pierre Hamon au CNSM de Lyon. Après avoir renoué avec le violon à la Schola Cantorum Basiliensis, il y obtient son Diplôme de soliste en mars 2008.Influencé par le jazz et les musiques traditionnelles, il poursuit une recherche de nouvelles idées pour la pratique historique des musiques Chemirani. C’est pourquoi, à 35 ans, il peut à son tour enseigner le legs de la tradition anciennes, se passionnant pour l’improvisation, l’accompagnement de la voix et les répertoires instrumentaux.

Il joue dans divers ensembles tel que Leones (Marc Lewon),  Gilles Binchois (Dominique Vellard), Per-Sonat (Sabine Lutzenberger), Vox Suavis (Ana Arnaz), Les Jardins de Courtoisie (Anne Delafosse)…

Keyvan Chemirani, percussions

Penser les percussions iraniennes comme une syntaxe qui lui permette d’investir les musiques orales ou écrites du monde entier, et faire œuvre : voilà le chemin ardu et passionnant qu’emprunte Keyvan Chemirani, pour métamorphoser peu à peu en créations multiformes l’héritage musical persan reçu à travers son père Djamchid orale, tout en gardant à l’esprit une visée contemporaine.

Né en 1968 à Paris, Keyvan Chemirani a commencé à apprendre le zarb dès l’âge de 13 ans auprès de son père, assimilant rapidement la technique et le savoir traditionnel. Jusqu’en 1989, il suit parallèlement des études de mathématiques jusqu’en maîtrise et entame une carrière internationale en tant que soliste et accompagnateur. Il donne de nombreux concerts avec différentes formations traditionnelles : en trio avec son père Djamchid et son frère Bijan, avec Hassan Tabbar (musique traditionnelle persane), l’Ensemble Kudsi Erguner (musique ottomane), l’Ensemble Méditerranéen dirigé par Pedro Aledo, l’Ensemble de Ross Daly (musique grecque et turque), l’Ethnic Archipel (quartet de percussions), le trio Eric Marchand avec Thierry Robin, avec Ken Zuckerman, Françoise Atlan, Dominique Vellard et l’Ensemble Gilles Binchois, Juan Carmona et avec Irshad Hussein Khan, R. Shankar Mishra (rencontre de percussions indienne et iranienne : tabla et zarb).

 
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